Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles.

Depuis quelques années, les apiculteurs d’Europe, d’Amérique et d’Asie assistent impuissants à l’effondrement de leurs colonies. Ce bouleversement est appelé en anglais : « Colony Collapse Disorder »  : CCD

traduit par Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles.

Les abeilles tombent comme des mouches loin des ruchers. Pourquoi cette hécatombe?

Les scientifiques explorent plusieurs pistes.

Je ne vais pas faire ici faire du catastrophisme, mais simplement résumer en quelques items les différentes raisons qui, misent bout à bout,  causent la disparitions de nos abeilles.

– LE VARROA :

Cet acarien est l’ennemi public N° 1. Introduit en Europe dans les années 80, ce petit parasite affecte aujourd’hui toutes  les colonies. La femelle varroa pond dans les alvéoles du couvain et ses jeunes sucent les sang des larves d’abeilles. Après l’éclosion de l’insecte les acariens grimpent sur le dos des adultes jusqu’à la ponte et le cycle recommence.

les varroas se multiplient très rapidement et affaiblissent les colonies. On sait qu’ ils transmettent plusieurs virus qui pourraient être à l’origine du déclin des abeilles.

– LES PESTICIDES :

En France après 10ans de lutte les apiculteurs ont enfin obtenu en 2004 l’interdiction du Gaucho et du Régent insecticide systémique dont étaient enrobées les graines de tournesols et de maïs. Les molécules actives ont la particularité de pénétrer dans tous les organes de la plante en croissance afin d’empoisonner les insectes piqueurs. Hélas, un nouveau produit similaire (le cruizer arrive sur le marché   »L’UNAF est scandalisée par la décision du Ministère de l’Agriculture qui sacrifie les abeilles et l’environnement en renouvelant l’autorisation du Cruiser, puissant neurotoxique nocif à tous les êtres vivants », s’indigne–t-elle dans un communiqué.

Le ministère de l’Agriculture a en effet renouvelé en octobre 2010 l’autorisation de mise sur marché (AMM) du Cruiser 350

– LES MALADIES :

Loque européenne, loque américaine, nosémose, dysenterie, acariose, la liste des maladies qui risquent d’affaiblir les ruchers est longue. Un suivi régulier, rigoureux et attentif est indispensable pour garder ses ruches en état.

– LE CLIMAT :

On peut mettre en cause les changements climatiques, principalement concernant la régularité des récoltes… « C’est plus comme avant » disent les anciens, mais l’abeille elle, forte de ses 60 millions d’années devrait s’y adapter!

– LES OGM :

par contre aura-t-elle le temps de s’adapter aux manipulations génétiques? Là nous sommes plus sceptiques!

Dans le Lot&Garonne des analyses ont démontées que le pollen récolté dans les ruches situées à proximité de cultures OGM contient de l’ADN transgénique. Il n’est pas exclu que ceux-ci aient sur les abeilles des effets mutagènes.

– LA MONOCULTURE:

Paradoxalement, on constate que les colonies se développent mieux aux abords des villes ou des cimetières, plutôt que dans certaines campagnes où l’agriculture devenue  intensive a rasé haies et fleurs champêtres et ne laisse plus aux abeilles la biodiversité nécessaire à leur développement.

– LE FRELON ASIATIQUE :

Arrivé d’Asie en 2005 via des poteries par le mouvement du commerce mondial, il a colonisé le sud-ouest de la France, où il a déjà causé des dégâts considérables. Nous le surveillons de près, car il y a peu de doutes qu’il arrivera bientôt dans notre région.

– LES ONDES :

C’est sûr, les abeilles sont sensibles aux champs magnétiques terrestres, mais il n’est pas encore prouvé que les champs magnétiques engendrés par la vie moderne entraînent le syndrome de disparition.

Alors? : « cause multi-factorielle » nous disent les chercheurs qui sont au chevet de notre butineuse préférée, mais à n’en pas douter le cocktail chimique qu’elle absorbent à leur dépend n’est surement pas étranger au syndrome.

[blockquote align= »left »] Diaporama Abeilles leur disparition